EUROPE

Martin Ryan : l’Azerbaïdjan confirme en appel la condamnation du Français pour espionnage

EUROPE
L'Azerbaïdjan confirme en appel la condamnation de Martin Ryan à dix ans de prison pour espionnage. Paris dénonce une décision arbitraire et réclame sa libération.
Martin Ryan : l'Azerbaïdjan confirme en appel la condamnation du Français pour espionnage
Le français Martin Ryan

L’affaire Martin Ryan connaît un nouveau rebondissement judiciaire. La cour d’appel azerbaïdjanaise a confirmé, jeudi 30 juillet 2026, la peine de dix ans de prison prononcée contre le ressortissant français, reconnu coupable d’espionnage. Une décision vivement contestée par la France, qui continue de dénoncer des accusations sans fondement.

Une condamnation confirmée malgré les protestations de Paris

La justice azerbaïdjanaise a maintenu le verdict rendu contre Martin Ryan, arrêté en décembre 2023 alors qu’il vivait en Azerbaïdjan depuis quatre ans. En mars dernier, l’homme d’affaires avait été reconnu coupable d’espionnage au profit de la France à l’issue d’un procès ouvert en janvier 2025.

Dans un communiqué, le ministère français des Affaires étrangères a dénoncé une « condamnation arbitraire ». Le Quai d’Orsay rejette les accusations formulées par Bakou et demande la libération immédiate du Français.

Martin Ryan était jugé aux côtés d’Azad Mamedli, un citoyen azerbaïdjanais poursuivi pour haute trahison. Ce dernier a été condamné à douze ans de prison.

Les accusations portées contre Martin Ryan

Selon le parquet azerbaïdjanais, Martin Ryan aurait été recruté par des agents de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE) affectés à l’ambassade de France à Bakou. Ces diplomates ont depuis été expulsés du pays.

L’accusation affirme que le Français devait recueillir des renseignements sur plusieurs dossiers sensibles. Parmi eux figurent la déclaration de Choucha, signée en juin 2021 entre l’Azerbaïdjan et la Turquie, ainsi que les relations de Bakou avec l’Iran, le Pakistan, l’Algérie et la Somalie.

Les enquêteurs évoquent également une collecte d’informations concernant des livraisons d’armes pakistanaises et des entreprises liées à la Russie et à la Chine. Martin Ryan a toujours contesté l’ensemble de ces accusations.

Un dossier sur fond de tensions diplomatiques

Cette affaire intervient dans un contexte de fortes tensions entre Paris et Bakou. Les relations entre les deux pays se sont fortement dégradées après la reprise du Haut-Karabakh par l’Azerbaïdjan en septembre 2023.

À l’époque, cette offensive avait entraîné le déplacement de plus de 100 000 habitants de cette région à majorité arménienne. Les autorités azerbaïdjanaises reprochaient alors à la France son soutien affiché à l’Arménie, alimentant un climat diplomatique déjà tendu.

Une affaire qui continue de peser sur les relations franco-azerbaïdjanaises

La confirmation de la condamnation de Martin Ryan marque une nouvelle étape dans un dossier qui dépasse le seul cadre judiciaire. Alors que la France réclame toujours la libération de son ressortissant et conteste les accusations d’espionnage, cette affaire illustre la persistance des tensions entre Paris et Bakou, dans un contexte géopolitique particulièrement sensible.

L'INFO EN CONTINU

Toute l'actualité

À LIRE ENSUITE

LES PLUS LUS