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Accords de Washington : le retrait rwandais en RDC toujours bloqué par des accusations croisées

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Malgré les accords de Washington, le retrait des forces rwandaises de l’est de la RDC reste incertain. Kigali et Kinshasa se renvoient la responsabilité, tandis que les sanctions américaines se poursuivent.
Accords de Washington : le retrait rwandais en RDC toujours bloqué par des accusations croisées
Un hélicoptère congolais survole les soldats rwandais qui entament leur retrait de l'est de la République démocratique du Congo, le 25 février 2009.

Début juin, Washington affichait l’espoir d’un retrait des forces rwandaises présentes dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC) avant la mi-juillet. Mais plusieurs semaines plus tard, les positions restent figées : Kigali, Kinshasa et leurs partenaires internationaux continuent de s’accuser mutuellement de ne pas respecter pleinement les engagements pris dans le cadre des accords de Washington.

Le 3 juin, le secrétaire d’État américain Marco Rubio évoquait des « progrès » du côté rwandais, tout en jugeant le rythme encore insuffisant. Il espérait alors un désengagement des troupes rwandaises dans les semaines suivantes. Trois semaines plus tard, lors d’une réunion à Londres, Kigali a présenté l’état d’avancement du processus de retrait de ses forces et de levée de ses mesures qualifiées de défensives.

Mais les signaux diplomatiques se sont rapidement durcis. Dès le lendemain, Washington a imposé des sanctions contre Gasabo Gold et plusieurs entreprises rwandaises, les accusant de contribuer au trafic de minerais issus des territoires contrôlés par l’AFC/M23.

Accords de Washington : Kigali et Kinshasa se renvoient la responsabilité de l’application des accords

Le 26 juin, devant le Conseil de sécurité des Nations unies, l’émissaire américain Massad Boulos a estimé que le Rwanda n’avait pas encore procédé au retrait de ses forces et que Kinshasa n’avait pas engagé les actions attendues contre les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR).

Une lecture contestée par Kigali. Interrogé par RFI, le ministre rwandais des Affaires étrangères Olivier Nduhungirehe a rappelé que les engagements étaient réciproques et accusé la médiation américaine de manquer d’impartialité. De son côté, le porte-parole du gouvernement congolais Patrick Muyaya affirme que cinq des six zones où sont présentes les FDLR se trouvent désormais sous le contrôle du Rwanda et du M23.

Le 13 juillet, la France a à son tour appelé, devant le Conseil de sécurité, à un retrait effectif des forces rwandaises du territoire congolais, tout en demandant à Kinshasa de neutraliser les FDLR.

À ce stade, aucune des parties ne reconnaît pleinement ses responsabilités dans le blocage du processus. Chacun renvoie son interlocuteur à ses propres obligations, tandis que la première mission du mécanisme de vérification du cessez-le-feu, attendue par les États-Unis, n’a toujours pas été annoncée.

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