Dans une affaire criminelle suivie de près en France depuis 2020, Cédric Jubillar, condamné pour le meurtre de son épouse infirmière, a annoncé un changement majeur de position. Lundi, la presse a révélé, après consultation d’un courrier manuscrit, que l’accusé est passé aux aveux après des années de dénégations.
Jusqu’ici, il niait toute implication dans la disparition de Delphine Jubillar, survenue dans la nuit du 15 au 16 décembre 2020 près de Toulouse et jamais élucidée par la découverte du corps. Ce revirement intervient à deux mois de son procès en appel et fait suite à un changement récent de défense.
Selon un courrier adressé à son avocat, Me Pierre Debuisson, et consulté par La Dépêche du Midi, l’accusé reconnaît désormais sa participation aux faits.
Affaire Delphine Jubillar : des aveux confirmés et des indications sur le corps de la victime
Contacté par l’AFP, l’avocat a confirmé l’existence d’« aveux » et la volonté de son client de « reconnaître sa culpabilité dans la disparition de sa femme Delphine ». Il évoque une relation de confiance établie au fil des visites en détention, au cours desquelles le détenu aurait progressivement admis les faits.
Me Debuisson indique également que Cédric Jubillar souhaite, dans le cadre de sa future audition, apporter des éléments sur l’emplacement où le corps aurait été dissimulé, dans l’objectif de permettre une sépulture à la mère de ses enfants. Dans son courrier, il fait référence à une dispute, sans en détailler les circonstances.
Condamné en octobre à 30 ans de réclusion sur la base d’un faisceau d’indices, le peintre-plaquiste est détenu à l’isolement depuis juin 2021. Malgré l’absence de corps et d’aveux jusqu’à présent, la cour d’assises avait retenu la matérialité du meurtre, s’appuyant notamment sur des témoignages, des éléments de personnalité et des indices matériels, dont des lunettes brisées et des déclarations d’enfants et de voisins évoquant des tensions et des cris le soir des faits.