L’armée israélienne a annoncé jeudi 28 mai la mort de la sergente Rotem Yanaï, 20 ans, tuée près de la frontière avec le Liban lors de l’explosion d’un drone lancé par le Hezbollah. Selon un communiqué militaire, la jeune soldate est « tombée durant une opération militaire dans le nord d’Israël ». Une porte-parole de l’armée a précisé à l’AFP que l’engin explosif était de fabrication et d’origine liée au mouvement islamiste libanais.
Cette nouvelle victime porte à 24 le nombre de militaires israéliens et civils travaillant pour l’armée tués depuis la reprise des affrontements avec le Hezbollah début mars, dont la majorité lors d’opérations menées côté libanais.
Escalade Israël–Hezbollah : des propos polémiques du ministre israélien
Dans ce contexte de tensions accrues, le ministre israélien des Finances Bezalel Smotrich a tenu des déclarations controversées, estimant que « pour chaque drone qui frappe un de nos soldats ou une de nos soldates, il faut détruire cent immeubles ». Il a également évoqué la possibilité de frapper massivement la banlieue sud de Beyrouth, qualifiée de bastion du Hezbollah, en appelant le Premier ministre Benyamin Netanyahou à laisser l’armée « vaincre ».
Ces déclarations interviennent alors que l’armée israélienne a mené de nouvelles frappes dans le sud du Liban, notamment à Tyr, affirmant viser des « infrastructures du Hezbollah ». Depuis le 2 mars, les violences ont fait 23 soldats israéliens et un civil travaillant pour l’armée tués, tandis que les frappes israéliennes ont causé plus de 3 000 morts au Liban selon le ministère de la Santé libanais. Le cessez-le-feu annoncé en avril reste largement non respecté, les deux camps poursuivant leurs opérations militaires.