En République centrafricaine, l’effondrement d’un chantier minier artisanal à Bé-Mbari, localité située à environ 250 kilomètres de Bouar, dans la préfecture de la Nana-Mambéré, au nord-ouest du pays, aurait causé la mort d’une soixantaine de personnes et fait plusieurs dizaines de blessés. Le site, proche de la frontière camerounaise, est réputé pour être l’un des plus dangereux du pays.
Le drame s’est produit il y a une semaine, alors que plusieurs centaines d’artisans travaillaient dans cette mine exploitée dans des conditions particulièrement précaires et largement en dehors du contrôle de l’État.
Selon plusieurs témoignages recueillis sur place, les opérations de secours se poursuivent encore. Elles sont principalement assurées par les habitants des villages voisins ainsi que par les survivants du chantier minier.
L’accès difficile à cette région du nord-ouest de la République centrafricaine, combiné à un réseau téléphonique instable, complique la circulation des informations. Très peu de détails ont ainsi filtré depuis la catastrophe.
« Mon fils est allé là-bas il y a un mois pour travailler sur le chantier. Nous avons appris qu’il fait partie des personnes décédées », confie à Bouar un proche d’une victime.
En République centrafricaine, une exploitation artisanale hors de tout contrôle
D’après les notables des villages environnants, l’éboulement aurait été provoqué par la chute d’un arbre situé à proximité de la galerie minière. Cette dernière avait été creusée de manière artisanale, sans respect des normes élémentaires de sécurité.
Les mêmes sources indiquent que des corps continuent d’être extraits des décombres. Plusieurs blessés auraient également succombé faute de prise en charge médicale adaptée. En raison de l’état avancé de décomposition de certaines dépouilles, de nombreuses victimes ont été enterrées sans avoir pu être identifiées.
Par ailleurs, plusieurs artisans miniers restent toujours portés disparus. Sollicitées, les autorités locales affirment être mobilisées pour se rendre sur les lieux du drame. Elles expliquent toutefois qu’il leur est, à ce stade, impossible de communiquer un bilan officiel.