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Ukraine : l’Allemagne soupçonne un « leurre » dans le discours de Vladimir Poutine

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Le ministre allemand de la Défense, Boris Pistorius, soupçonne Vladimir Poutine d’utiliser ses propos sur une fin prochaine de la guerre en Ukraine comme un leurre pour masquer ses difficultés militaires. Berlin ne constate aucun progrès vers de possibles négociations avec Moscou.
Ukraine : l'Allemagne soupçonne un "leurre" dans le discours de Vladimir Poutine
Vladimir Poutine, président de la Russie

Le ministre allemand de la Défense, Boris Pistorius, a exprimé lundi ses réserves quant aux récentes déclarations de Vladimir Poutine évoquant une possible fin prochaine de la guerre en Ukraine. Selon lui, ces propos pourraient relever d’une stratégie de diversion. Il estime que le président russe, confronté à des pertes militaires croissantes et à des avancées territoriales limitées, chercherait avant tout à détourner l’attention de ses propres difficultés.

S’exprimant lors d’une conférence de presse à Kiev, Boris Pistorius s’est interrogé sur la cohérence du discours russe : si la fin du conflit est réellement proche, pourquoi ne pas y mettre directement un terme, a-t-il souligné, estimant que cela permettrait à Moscou de garder le contrôle du calendrier. Le ministre a également rappelé que, selon lui, Vladimir Poutine a déjà utilisé par le passé des tactiques de désinformation lors de discussions sur des cessez-le-feu, évoquant un « leurre » possible et une tendance à « jouer avec des cartes truquées ».

Guerre en Ukraine : Berlin reste sceptique sur l’ouverture de négociations

À Berlin, le porte-parole du gouvernement allemand, Stefan Kornelius, a indiqué qu’aucun progrès concret n’était constaté en vue de potentielles négociations entre la Russie et l’Ukraine, malgré les déclarations récentes du président russe. Selon lui, Moscou sait parfaitement quels sont ses interlocuteurs européens s’il souhaite réellement engager un dialogue sérieux.

Dans ce contexte, la question du rôle de l’ancien chancelier allemand Gerhard Schröder continue de susciter des critiques. Son passé professionnel avec des entreprises liées à l’État russe, notamment dans le secteur énergétique, alimente depuis plusieurs années la controverse autour de sa proximité avec Moscou.

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