Réuni mercredi 6 mai, le Conseil des ministres a acté la dissolution de la Commission électorale indépendante (CEI), une institution créée en 2001 et régulièrement contestée, notamment par une partie de la classe politique.
Aucune précision n’a toutefois été apportée sur le futur mécanisme appelé à la remplacer. Le gouvernement indique néanmoins vouloir « garantir de façon durable l’organisation d’élections apaisées », selon le porte-parole Amadou Coulibaly.
Ce dernier a expliqué que cette réforme vise à mettre en place un nouvel organe électoral « plus à même de rassurer les acteurs politiques et les Ivoiriens », tout en assurant la stabilité du processus électoral dans le pays.
dissolution de la CEI : des réactions globalement favorables dans la classe politique
L’annonce de la dissolution suscite déjà des réactions contrastées mais globalement positives. Du côté de l’opposition, Jean-Gervais Tcheïdé, porte-parole adjoint du PPA-CI de Laurent Gbagbo, estime que cette décision « va permettre de remettre les compteurs à zéro en relançant le dialogue ».
Il appelle également à une réflexion sur la future architecture de l’organe électoral, notamment sur son niveau d’indépendance et de pouvoir, afin qu’il puisse jouer pleinement son rôle d’arbitre crédible des élections.