Le bras de fer financier entre Washington et Téhéran franchit une nouvelle étape. Vendredi, le secrétaire américain au Trésor, Scott Bessent, a annoncé via le réseau social X le gel de 344 millions de dollars en actifs numériques. Ces fonds, répartis sur plusieurs portefeuilles liés au régime iranien, ont été interceptés alors que Téhéran multipliait les tentatives de transferts de capitaux vers l’étranger.
Une stratégie de dégradation financière systématique à Washington
Pour Scott Bessent, cette opération s’inscrit dans une volonté délibérée d’isoler économiquement la République islamique. « Nous visons toutes les lignes de vie financières liées au régime », a-t-il affirmé, précisant que l’objectif est de « dégrader systématiquement » la capacité de l’Iran à déplacer ou rapatrier ses fonds. En ciblant les cryptomonnaies, les États-Unis frappent l’un des derniers leviers utilisés par Téhéran pour contourner les circuits bancaires traditionnels et financer ses activités.
Pression maximale avant le sommet d’Islamabad
Cette offensive financière intervient dans un contexte géopolitique brûlant, marqué par le blocage stratégique du détroit d’Ormuz par l’Iran. En représailles aux frappes américano-israéliennes de février dernier, Téhéran entrave ce passage clé où transite 20 % du pétrole mondial.
« Nous surveillons l’argent que Téhéran tente désespérément de faire bouger hors du pays », a martelé Scott Bessent, rappelant que la surveillance technologique américaine ne laissera aucun répit aux circuits financiers iraniens.