Le président ukrainien Volodymyr Zelensky est arrivé à Rome mercredi 15 avril, où il a été reçu au Palazzo Chigi par la cheffe du gouvernement italien Giorgia Meloni. Cette rencontre s’inscrit dans la continuité d’une tournée européenne marquée par une étape en Allemagne, où Kiev et Berlin ont acté un renforcement de leur coopération militaire, notamment dans le domaine des drones.
Avant son entretien avec Giorgia Meloni, Volodymyr Zelensky a insisté sur l’urgence d’intensifier la coopération en matière de défense aérienne. Il a rappelé que l’Ukraine a besoin quotidiennement de systèmes et de missiles pour faire face à la poursuite des frappes russes, au lendemain d’attaques ayant causé plusieurs victimes civiles, dont un enfant.
Zelensky à Rome : Pressions diplomatiques et tensions internationales
En parallèle, le chef de l’État ukrainien multiplie les démarches auprès de ses alliés européens. Après une visite en Norvège et des échanges avec le Premier ministre Jonas Gahr Støre, il a souligné les difficultés liées à la baisse du soutien américain sous la présidence de Donald Trump, qualifiant la question des livraisons d’armes de « problème majeur ».
Kiev pousse notamment ses partenaires à rejoindre le programme PURL, destiné à financer l’acquisition d’équipements militaires américains. Si l’Italie a déjà fourni des systèmes de défense, dont le SAMP/T, elle n’a pas encore intégré ce dispositif.
Dans le même temps, les discussions de paix entre Moscou et Kiev, menées sous l’égide des États-Unis, restent dans l’impasse, l’Ukraine refusant toute concession territoriale. Volodymyr Zelensky a également critiqué l’implication américaine, estimant que les négociateurs étaient accaparés par d’autres dossiers internationaux.
Enfin, les relations entre Rome et Washington se tendent. Proche alliée des États-Unis, Giorgia Meloni a récemment été critiquée par Donald Trump dans la presse italienne, sur fond de désaccords liés à la guerre en Iran. L’Italie a notamment refusé l’accès à certaines bases aériennes pour des opérations américaines et maintient sa ligne sur la réduction des importations de gaz russe d’ici 2027.