Sous la pression de l’opposition, la Première ministre italienne Giorgia Meloni a annoncé la suspension du renouvellement automatique de l’accord de défense liant l’Italie à l’Israël. Signé en 2006 et renouvelé tous les cinq ans, ce partenariat encadrait la coopération militaire, technologique, la formation des forces armées ainsi que les échanges dans le domaine de la recherche et des technologies de l’information.
Une source diplomatique de Rome citée par l’AFP a confirmé la suspension, estimant qu’il aurait été « politiquement difficile » de maintenir l’accord dans le contexte actuel. L’opposition réclamait depuis plusieurs mois cette décision, dénonçant la poursuite automatique du cadre de coopération.
Tensions diplomatiques à Rome et réactions internationales
Les relations entre Rome et Tel-Aviv se sont tendues après des accusations de l’Italie visant les forces israéliennes, soupçonnées d’avoir tiré des coups de semonce contre un convoi de Casques bleus italiens au Liban. En réaction, Rome a convoqué l’ambassadeur israélien et dénoncé un incident ayant endommagé un véhicule sans faire de blessés.
Le ministre italien des Affaires étrangères Antonio Tajani a condamné les « attaques inacceptables » contre des civils au Liban, appelant à un cessez-le-feu durable et à éviter toute escalade régionale.
Sur la scène internationale, le président américain Donald Trump a critiqué la position de Giorgia Meloni, regrettant un manque de soutien de Rome dans certaines initiatives diplomatiques. De son côté, Israël a minimisé l’impact de la décision italienne, affirmant qu’aucun accord de sécurité substantiel ne liait réellement les deux pays et que cette suspension n’aurait pas d’effet sur sa sécurité nationale.