Le 13 février, la justice britannique a donné raison aux partisans de Palestine Action, arrêtés par centaines lors de manifestations, estimant que l’interdiction décidée par le gouvernement était excessive. Toutefois, cette interdiction reste pour l’instant en vigueur.
Le ministère de l’Intérieur a immédiatement confirmé qu’il ferait appel de la décision. La juge Victoria Sharp a souligné que la classification de Palestine Action comme groupe terroriste et son interdiction avaient « porté une atteinte très substantielle aux droits à la liberté d’expression et de réunion ».
Elle a précisé que l’interdiction restait effective jusqu’à nouvel ordre et a fixé au 20 février la date limite pour que les deux parties présentent de nouveaux arguments juridiques.
À l’annonce du jugement, des dizaines de partisans de Palestine Action ont manifesté leur joie devant le tribunal. « Nous avons gagné », a déclaré Huda Ammori, fondatrice de l’organisation, sur X.
Un revers pour Keir Starmer en britannique
Ce jugement constitue un revers pour le gouvernement travailliste de Keir Starmer, dont la décision avait été critiquée par le Haut commissaire aux droits de l’homme et le Conseil de l’Europe.
Le gouvernement avait classé Palestine Action comme organisation terroriste, au même titre qu’Al-Qaïda, le Hezbollah ou l’Armée républicaine irlandaise (IRA), après une intrusion et des actes de vandalisme sur une base de l’armée de l’air britannique, jugés dangereux pour la sécurité nationale.
Cependant, la juge a estimé que « la nature et l’ampleur des activités de Palestine Action ne remplissaient pas les critères de gravité et de persistance justifiant une interdiction ».
Depuis juillet, près de 3 000 personnes, dont certaines âgées de plus de 80 ans, ont été arrêtées, et des centaines d’autres inculpées pour avoir manifesté leur soutien à Palestine Action.