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Londres : l’Arabie saoudite condamnée pour le harcèlement d’un dissident

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Ghanem Al-Masarir Al-Dosari, exilé à Londres depuis 2003, a été la cible de menaces de mort, d’une agression dans la rue et du piratage de son téléphone via le logiciel espion Pegasus, attribué à l’Arabie saoudite. Connu pour son émission satirique The Ghanem Show, dénonçant la corruption et les violations des droits humains en Arabie saoudite, il comptabilise plus de 300 millions de vues sur YouTube.
Londres : l’Arabie saoudite condamnée pour le harcèlement d’un dissident
Ghanem al-Dosari Défenseur des droits de l'homme saoudien

A Londre, ce lundi 26 janvier, la justice britannique a condamné l’Arabie saoudite à lui verser 3 millions de livres sterling (environ 3,5 millions d’euros) pour les préjudices psychologiques subis. Cette décision intervient après la découverte du piratage de son téléphone en 2018, confirmée par Citizen Lab, laboratoire spécialisé en cybersécurité de l’université de Toronto.

Un précédent majeur pour les droits humains à Londres

Ghanem Al-Dosari avait déjà été victime d’agressions et de pressions liées au régime saoudien, notamment une falsification de chèque, le vol de sa voiture et des tentatives de manipulation par des agents infiltrés à Londres. Son nom figurait également sur une “liste noire” établie par Saoud Al-Qahtani, proche du prince héritier Mohammed ben Salmane.

Pour les experts, cette décision est un signal fort contre la répression transnationale et un précédent important pour les droits humains. “Pendant des années, les victimes d’espionnage ciblé et de répression transnationale n’avaient aucun recours. Les tribunaux britanniques viennent enfin de leur en fournir un”, souligne Ron Deibert, fondateur de Citizen Lab.

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