Dès dimanche soir, des affrontements ont été signalés dans plusieurs localités en Syrie. Depuis, une véritable guerre de communication s’est installée. Du côté de Damas, les médias publics accusent les FDS d’avoir violé le cessez-le-feu dans la région de Sarin, au sud de Kobané, et rapportent l’utilisation présumée de drones kamikazes.
De leur côté, les forces kurdes affirment que des factions affiliées au gouvernement syrien ont pris pour cible deux villages situés à proximité de Sarin, faisant des blessés parmi les combattants et la mort d’un enfant. Chacune des parties rejette donc la responsabilité de ces violences sur l’autre.
Parallèlement, les deux corridors humanitaires annoncés ont été ouverts à Hassaké et à Kobané. Un journaliste, présent dans la ville assiégée depuis plusieurs jours, a publié une vidéo montrant l’arrivée du premier convoi des Nations unies, très attendu par une population en grande difficulté. Cette ouverture suscite néanmoins l’inquiétude de certains observateurs, craignant qu’elle ne prépare le terrain pour une nouvelle offensive.
Le chef des FDS rassure sur le respect du cessez-le-feu en Syrie
Toutefois, le commandant en chef des FDS a tenté de rassurer l’opinion dans les médias kurdes, affirmant que les forces gouvernementales s’étaient engagées, dans le cadre de l’accord de cessez-le-feu, à ne pas pénétrer dans les zones kurdes.