Menaces de surtaxes contre la France
À la veille de son départ pour la Suisse, Donald Trump a également menacé d’imposer des droits de douane de 200 % sur les vins et champagnes français. Ces menaces font suite au refus du président français Emmanuel Macron de rejoindre le « Conseil de paix » voulu par le dirigeant américain. « Je vais mettre 200 % de droits de douane sur ses vins et champagnes », a déclaré Trump, estimant que cette pression finirait par faire céder Paris.
Macron propose un sommet du G7 à Paris
En réaction, Emmanuel Macron a proposé dans un message privé à Donald Trump l’organisation d’un sommet du G7 jeudi à Paris. Le président français a évoqué la possibilité d’y inviter, « en marge » de la réunion, les Russes, mais aussi les Ukrainiens, les Danois et les Syriens, afin d’aborder les tensions liées au Groenland et d’autres dossiers internationaux. Depuis Davos, Macron a toutefois précisé qu’aucune réunion n’était formellement prévue à ce stade.
Une Europe appelée à la fermeté
À Davos, plusieurs responsables européens et internationaux ont appelé à une réponse ferme face aux ambitions américaines. La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a promis une réaction « unie, ferme et proportionnée » aux menaces de Washington. Le président français a, de son côté, dénoncé la « loi du plus fort », affirmant préférer « le respect plutôt que la brutalité » et rappelant l’attachement de la France et de l’Europe à la souveraineté des États et au droit international.
Soutiens internationaux au Groenland et au Danemark
Le Premier ministre canadien Mark Carney a exprimé un soutien « ferme » au Groenland et au Danemark, soulignant leur droit exclusif à décider de l’avenir de l’île arctique. La Chine s’est également dite opposée à un retour à « la loi de la jungle » dans les relations internationales, tandis que plusieurs voix au sein de l’OTAN ont mis en garde contre une remise en cause de l’ordre international.
Un climat de fortes tensions transatlantiques
Dans ce contexte, le Parlement européen a décidé de geler la ratification de l’accord commercial entre l’Union européenne et les États-Unis. L’armée canadienne a, de son côté, étudié un scénario théorique d’invasion américaine, tout en jugeant une telle hypothèse hautement improbable. Malgré les critiques, Donald Trump assure que les Européens « ne résisteront pas longtemps » à son projet concernant le Groenland et affirme avoir eu un « très bon échange » avec le secrétaire général de l’OTAN, Mark Rutte.