À Yémen, selon des responsables impliqués dans les négociations, cet accord a été conclu mardi et prévoit la libération de combattants capturés depuis le début de la guerre. Il s’agit de l’un des échanges les plus importants depuis le déclenchement du conflit, marqué par des affrontements meurtriers et une grave crise humanitaire.
Un compromis entre ennemis de longue date
Le gouvernement du Yémen a confirmé s’être entendu avec les rebelles houthis, un mouvement armé soutenu par Iran. Majed Fadhail, membre de la délégation gouvernementale chargée du dossier des prisonniers, a évoqué un accord permettant la libération de « milliers » de détenus, un geste présenté comme un signal positif dans un climat politique toujours tendu.
De leur côté, les Houthis ont détaillé les chiffres de l’opération. Abdelkader al-Mourtada, responsable du dossier des prisonniers au sein du mouvement, a indiqué que l’accord prévoit la libération de 1 700 prisonniers houthis en échange de 1 200 détenus appartenant au camp gouvernemental.
Des détenus étrangers concernés
Parmi les prisonniers qui doivent être libérés figurent également des ressortissants étrangers. L’accord inclut notamment sept Saoudiens et vingt-trois Soudanais, un élément qui souligne l’implication régionale du conflit yéménite, où plusieurs pays sont indirectement engagés.
Même si cet échange ne signifie pas la fin de la guerre, il est perçu comme une avancée humanitaire importante. Pour de nombreuses familles, il représente l’espoir de revoir des proches détenus parfois depuis des années, dans un pays où le conflit a profondément marqué la population et les institutions.
Avec Affairage.ci