Onze jours après le début de l’offensive israélo-américaine contre l’Iran, les frappes se poursuivent et la tension reste vive dans l’ensemble de la région du Golfe. Tandis que Washington affirme prendre l’avantage militaire, Téhéran promet de poursuivre les attaques et écarte toute perspective de négociation à court terme.
Washington accentue la pression militaire
Les États-Unis ont multiplié les avertissements à l’égard de l’Iran. Lors d’un point presse, le secrétaire américain à la Défense, Pete Hegseth, depuis Washington, a mis en garde le nouveau dirigeant iranien, Mojtaba Khamenei, contre toute poursuite du programme nucléaire militaire.
« Le nouveau dirigeant de l’Iran ferait bien d’écouter les paroles de notre président et de ne pas poursuivre le développement de l’arme nucléaire », a-t-il déclaré. Le responsable américain a également estimé que son pays « gagne de façon écrasante » le conflit contre Téhéran et a promis que les États-Unis feront en sorte que l’Iran ne puisse « jamais » obtenir l’arme nucléaire.
Pete Hegseth a par ailleurs averti que toute tentative de blocage du détroit d’Ormuz entraînerait une riposte massive. « Si l’Iran venait à arrêter les flux de pétrole passant par le détroit d’Ormuz, le pays serait attaqué vingt fois plus fort », a-t-il affirmé, précisant que la situation dans cette zone stratégique est suivie de près par le président américain Donald Trump.
Le chef d’état-major des États-Unis, Dan Caine, a de son côté indiqué que les forces américaines poursuivent leur objectif de détruire les missiles balistiques iraniens et d’empêcher leur production.
Des attaques et incidents dans plusieurs pays du Golfe
Sur le terrain, les frappes et attaques se multiplient dans la région. En Iran, l’aéroport de Kerman, dans le sud du pays, a été endommagé par des frappes israélo-américaines, selon les médias iraniens. Deux avions hors service ont été détruits lors de l’attaque, d’après l’agence Tasnim.
Dans les Émirats arabes unis, une attaque de drone a provoqué un incendie dans un complexe industriel de la ville de Ruwais. Les autorités ont indiqué qu’aucun blessé n’avait été signalé. Par mesure de précaution, la raffinerie de Ruwais a été temporairement fermée.
Face à l’escalade du conflit, les inquiétudes grandissent sur la scène internationale. Le chancelier allemand Friedrich Merz a déclaré ne voir « aucun plan commun » permettant de mettre rapidement fin à la guerre au Moyen-Orient.
Dans ce contexte, Washington prévient que la journée pourrait être « la plus intense » depuis le début des opérations militaires, tandis que Téhéran affirme que les attaques se poursuivront « aussi longtemps que nécessaire ».