Israël a mené, dans la nuit de dimanche à lundi, des frappes aériennes sur le Liban, en riposte à des tirs de projectiles revendiqués par le Hezbollah. Dans un communiqué, l’armée israélienne a indiqué avoir visé « des cibles de l’organisation terroriste Hezbollah » à travers le pays.
Selon le ministère libanais de la Santé, les bombardements ont fait au moins 31 morts et 149 blessés. Des explosions ont été entendues à Beyrouth, tandis que des habitants du sud ont fui les zones ciblées. Un important mouvement de véhicules transportant des familles a convergé vers Saïda, sur la côte sud.
Israël affirme visé des dirigeants Hezbollah
L’armée israélienne affirme avoir visé plusieurs dirigeants du Hezbollah dans la région de Beyrouth ainsi qu’un responsable dans le sud du pays. Le général Rafi Milo, chef du commandement nord, a prévenu que les frappes allaient se poursuivre avec une intensité accrue. Il a également annoncé le déploiement de renforts le long de la frontière, sans envisager à ce stade l’évacuation des populations du nord d’Israël.
Le Hezbollah revendique des tirs en solidarité avec l’Iran
Le Hezbollah a déclaré avoir lancé, dans la nuit de lundi 2 mars, « une salve de missiles et un essaim de drones » en direction d’Israël, en solidarité avec l’Iran et « en représailles au sang » du guide suprême iranien Ali Khamenei. L’armée israélienne affirme avoir intercepté un projectile, les autres étant tombés dans des zones non habitées, sans faire de victimes ni de dégâts.
À Iran, les Gardiens de la Révolution ont affirmé que le Hezbollah avait attaqué Haïfa avec six missiles, ajoutant que le Houthis au Yémen pourrait à son tour intervenir.
Le président libanais Joseph Aoun a dénoncé « l’insistance à utiliser une fois de plus le Liban comme plateforme pour des guerres qui ne le concernent pas », alors que Washington accentue la pression sur Beyrouth pour désarmer le Hezbollah.
Affaibli par la guerre engagée en octobre 2023 en soutien au Hamas après l’attaque du 7 octobre, le Hezbollah reste dans le viseur d’Israël malgré le cessez-le-feu en vigueur depuis novembre 2024. Une conférence internationale prévue à Paris pour soutenir les forces de sécurité libanaises, chargées notamment du désarmement du mouvement, a été reportée à une date ultérieure, au moins jusqu’en avril.