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Iran : Narges Mohammadi, prix Nobel de la paix, dans un état « grave » en prison

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La lauréate du prix Nobel de la paix 2023, Narges Mohammadi, est dans un état « grave » après une crise cardiaque en détention en Iran. Ses proches alertent sur une dégradation alarmante de sa santé et des conditions de détention préoccupantes.
Iran : Narges Mohammadi, prix Nobel de la paix, dans un état « grave » en prison
Narges Mohammadi, journaliste iranienne

L’Iranienne Narges Mohammadi, lauréate du prix Nobel de la paix 2023, se trouverait dans un état « grave » après avoir subi une crise cardiaque le mois dernier alors qu’elle est détenue en Iran. Ses soutiens ont alerté, mercredi 15 avril, sur une nette dégradation de sa santé.

Selon sa fondation, sa famille et son équipe juridique, autorisées à lui rendre visite le 11 avril dans la prison du nord de l’Iran où elle est incarcérée, ont constaté « des signes évidents de dégradation de son état général ». Son état physique a été jugé préoccupant, faisant craindre « un risque immédiat et irréparable » pour sa vie. Déjà lors d’une précédente visite fin mars, il avait été confirmé qu’elle avait été victime d’une crise cardiaque plus tôt dans le mois.

Narges Mohammadi : une détention marquée par un isolement et des tensions judiciaires

D’après ses proches, Narges Mohammadi, très affaiblie et ayant perdu du poids de manière significative, est également détenue dans des conditions jugées difficiles. Elle serait placée dans une cellule avec des prisonnières condamnées pour meurtre et aurait été menacée à plusieurs reprises par certaines codétenues, selon son frère Hamidreza Mohammadi, basé en Norvège.

Arrêtée le 12 décembre 2025 à Mashhad après avoir critiqué les autorités iraniennes lors d’une cérémonie funéraire, elle a ensuite été transférée à la prison de Zanjan en février, avec des communications familiales très limitées. Cette prison avait par ailleurs été touchée lors de la campagne israélo-américaine contre l’Iran lancée fin février.

Figure majeure du militantisme iranien contre la peine de mort et le code vestimentaire imposé aux femmes, elle a été condamnée à plusieurs reprises ces 25 dernières années. En février, elle a écopé de nouvelles peines de prison pour atteinte à la sécurité nationale et propagande contre le système islamique, après avoir mené une grève de la faim pour obtenir le droit de téléphoner.

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