Les États-Unis ont officiellement reconnu leurs premières pertes dans l’Opération EPIC FURY, menée conjointement avec Israël contre l’Iran, après que le guide suprême iranien, Ali Khamenei, a été tué lors des frappes de samedi.
Le Commandement central des États-Unis (CENTCOM) a annoncé dimanche la mort de trois militaires et cinq autres gravement blessés, tandis que plusieurs soldats souffrant de blessures légères sont en cours de réintégration. Les identités des militaires tombés restent confidentielles, en attendant la notification de leurs familles. Le CENTCOM a précisé que les opérations majeures se poursuivent et que la situation demeure « fluide ».
Cette escalade survient dans un contexte de tensions inédites. Les frappes américano-israéliennes ont ciblé plusieurs villes iraniennes, dont Téhéran, provoquant d’importantes destructions et un bilan humain lourd. Un présentateur de la télévision d’État iranienne a annoncé dimanche matin, en sanglotant, que le guide « est tombé en martyr », tandis que quarante jours de deuil national et sept jours fériés ont été décrétés. Parmi les victimes, une attaque contre une école de filles dans le sud du pays aurait fait au moins 51 morts. Un conseil de direction intérimaire a été constitué pour diriger l’Iran jusqu’à l’élection d’un nouveau Guide suprême, tandis que les Gardiens de la Révolution promettent un « châtiment sévère » aux responsables de ces frappes.
Riposte iranienne et impact international aux États-Unis
En représailles, l’Iran a lancé des missiles et des drones contre Israël et des bases américaines implantées dans des pays arabes, déclenchant sirènes d’alerte et activation de systèmes de défense dans plusieurs régions. Ce cycle actions-ripostes alimente les craintes d’un embrasement régional aux conséquences potentiellement mondiales.
Les perturbations se sont également étendues au trafic aérien international. La Royal Air Maroc a annulé plusieurs vols vers et depuis le Moyen-Orient, tout comme Ethiopian Airlines et d’autres compagnies majeures telles qu’Air France, Lufthansa, Qatar Airways ou Turkish Airways. Les entreprises invoquent la situation sécuritaire volatile et la fermeture des espaces aériens, invitant leurs passagers à suivre l’évolution de leurs vols.
La communauté internationale a multiplié les appels à la retenue. La Cédéao, l’Union africaine, plusieurs pays africains et l’Union européenne ont exhorté au dialogue et au respect du droit international, tandis que la Russie a dénoncé une « agression armée » et le Maroc a condamné les frappes iraniennes contre les États du Golfe.