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« De l’intimidation » : Emmanuel Macron condamne la sanction américaine contre Thierry Breton

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Le président français Emmanuel Macron a vivement réagi, mercredi 24 décembre, à la décision des États-Unis d’interdire de visa l’ancien commissaire européen Thierry Breton. Cette mesure, annoncée par l’administration américaine, vise cinq personnalités européennes engagées dans la régulation des grandes plateformes numériques. Pour le chef de l’État, il s’agit d’une atteinte directe à la souveraineté numérique de l’Europe.
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Le président Français Emmanuel Macron - AFP

Une décision américaine jugée coercitive

Dans un message publié sur le réseau social X, Emmanuel Macron a dénoncé des mesures qui relèvent selon lui de « l’intimidation et de la coercition ». Il estime que ces restrictions de visa constituent une pression inacceptable contre des responsables européens qui défendent des règles adoptées démocratiquement au sein de l’Union européenne. Paris considère que cette décision dépasse le cadre diplomatique habituel et remet en cause le droit de l’Europe à définir ses propres lois.

Thierry Breton ciblé pour son rôle dans la régulation numérique

Ancien commissaire européen au Marché intérieur entre 2019 et 2024, Thierry Breton a été l’un des principaux artisans du Digital Services Act (DSA). Ce texte impose aux grandes plateformes numériques des obligations strictes, notamment en matière de lutte contre les contenus illicites et la désinformation. Aux yeux des autorités américaines, cette régulation serait perçue comme une atteinte à la liberté d’expression. Thierry Breton a, de son côté, dénoncé un « vent de maccarthysme ».

Le gouvernement français monte au créneau

Avant même la prise de parole du président, le ministre français des Affaires étrangères avait condamné « avec la plus grande fermeté » la décision américaine. Le ministre de l’Économie a également rappelé que ce cadre européen avait été adopté légalement et qu’il vise à protéger à la fois les citoyens et les entreprises, sans cibler aucun pays tiers. Pour Paris, la régulation du numérique relève pleinement des compétences de l’Union européenne.

L’Union européenne solidaire et en attente d’explications

Dans un communiqué, la Commission européenne a aussi condamné la sanction décidée par l’administration Trump. Elle a rappelé que la liberté d’expression est un droit fondamental partagé par l’Europe et les États-Unis, tout en affirmant le droit souverain de l’Union à réglementer l’activité économique sur son territoire. Bruxelles a indiqué avoir officiellement demandé des éclaircissements aux autorités américaines sur les motivations exactes de cette décision.

Avec Affairage.ci

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