Dans un entretien accordé au Wall Street Journal, Donald Trump a exprimé son souhait de voir la Direction nationale du renseignement (DNI) être allégée. Le président américain a estimé qu’un grand nombre d’agents travaillant au sein de cette structure « ne devraient pas y être » et a indiqué vouloir engager une réduction des effectifs. Il a affirmé compter sur son nouveau responsable pour « démarrer le processus ».
Ces déclarations interviennent alors que Donald Trump a confié par intérim la direction du renseignement à Bill Pulte, un proche sans expérience dans ce domaine. Le président a justifié ce choix en estimant qu’une nomination temporaire rendait son responsable « moins entravé » et, paradoxalement, « plus puissant », puisqu’il ne serait en poste que pour une durée limitée.
Trump, une nomination controversée et des inquiétudes politiques
La désignation de Bill Pulte doit encore être confirmée par le Sénat, une étape loin d’être acquise en raison des critiques de l’opposition démocrate et des réserves exprimées par certains élus républicains. Donald Trump a néanmoins salué le profil de son allié, le qualifiant de « type très intelligent » capable de « découvrir des choses » liées à de supposées irrégularités électorales en 2020.
Ces propos alimentent les inquiétudes des démocrates, qui redoutent une utilisation politique des services de renseignement. Le cadre légal américain exige pourtant que le poste de directeur national du renseignement soit occupé par une personnalité disposant d’une solide expertise en sécurité nationale, une condition que Bill Pulte ne remplit pas selon ses détracteurs. Âgé de 38 ans, il dirigeait jusqu’ici l’Agence fédérale de financement du logement (FHFA), fonction qu’il conserverait en parallèle.