ECONOMIE

Carburants : le gouvernement prêt à relancer le chômage partiel face à la crise

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Face à la hausse des prix des carburants, le gouvernement envisage un recours ciblé au chômage partiel pour soutenir les entreprises, tandis que les aides actuelles peinent à convaincre les transporteurs.
Carburants : le gouvernement prêt à relancer le chômage partiel face à la crise
Jean-Pierre Farandou, Ministre du Travail et des Solidarités de France

Le ministre du Travail, Jean-Pierre Farandou, a indiqué lundi sur Franceinfo qu’il n’excluait pas de recourir au chômage partiel afin de soutenir les entreprises confrontées à une baisse d’activité liée à la hausse des prix des carburants, conséquence du conflit au Moyen-Orient. «Je suis prêt à mettre en place des mesures de chômage partiel pour soulager les entreprises», a-t-il affirmé.

Ce dispositif serait réservé aux structures subissant une chute brutale d’activité directement imputable à la crise. Le ministre a toutefois relativisé l’ampleur du phénomène, estimant que les entreprises concernées restent «peu nombreuses» et que l’activité économique «tient pour le moment». Le coût de la mesure, encore non chiffré précisément, devrait se limiter à quelques dizaines de millions d’euros.

Des aides jugées insuffisantes et une mobilisation des transporteurs de carburants

Face à l’envolée des prix à la pompe, l’exécutif multiplie les mesures ciblées sans alourdir significativement les finances publiques. Environ 70 millions d’euros d’aides ont ainsi été annoncés pour les secteurs les plus exposés, notamment le transport routier, la pêche et l’agriculture. Des remises pouvant atteindre 20 centimes par litre de carburant sont également prévues. Par ailleurs, le ministère du Travail a autorisé le report du paiement des cotisations patronales aux Urssaf.

Ces dispositifs sont toutefois jugés insuffisants par les professionnels du transport routier. À l’appel de l’Organisation des transporteurs routiers européens (OTRE), des actions de protestation se multiplient. Après une première mobilisation en Isère samedi, une nouvelle opération escargot est organisée ce lundi sur le périphérique parisien, avec la participation attendue de plus d’une centaine de cars et de plusieurs dizaines de camions. D’autres mobilisations sont annoncées dans plusieurs régions dans les prochains jours.

Le ministre a par ailleurs écarté toute perspective de retour à une politique de soutien massif. «Il n’y a pas d’argent magique», a-t-il rappelé, excluant un nouveau «quoi qu’il en coûte».

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