Les États-Unis, en opposition au régime communiste cubain depuis sa mise en place en 1959, ont renforcé en janvier leur politique de pression économique contre l’île des Caraïbes, qui compte environ 9,6 millions d’habitants. Selon plusieurs sources, Washington a notamment durci ses mesures en restreignant les approvisionnements énergétiques, accentuant ainsi une crise déjà profonde de l’économie et de l’approvisionnement en carburant à Cuba.
Espagne, Mexique et Brésil appellent à une solution diplomatique avec Cuba
Face à cette situation jugée « dramatique », l’Espagne, le Mexique et le Brésil ont exprimé samedi leur vive inquiétude dans une déclaration commune. Sans mentionner directement les États-Unis, les trois pays ont appelé à « un dialogue sincère et respectueux » avec La Havane et à des mesures urgentes pour soulager la crise humanitaire.
Dans leur communiqué, publié par le ministère mexicain des Affaires étrangères, ils exhortent également à éviter toute action susceptible d’aggraver les conditions de vie de la population ou contraire au droit international. Les trois gouvernements plaident enfin pour une solution durable permettant au peuple cubain de décider librement de son avenir, dans le respect de la souveraineté nationale.
Cet appel intervient en marge d’un sommet des dirigeants progressistes à Barcelone, réunissant notamment les présidents du Mexique et du Brésil, ainsi que le Premier ministre espagnol, autour des enjeux de coopération internationale et de stabilité en Amérique latine.