AMéRIQUES

Charles III en visite d’État aux États-Unis : entre célébration historique et controverses diplomatiques

AMéRIQUES
Le roi Charles III et la reine Camilla se rendront aux États-Unis fin avril pour une visite d’État marquant les 250 ans de l’indépendance, sur fond de tensions politiques et internationales.
Charles III en visite d’État aux États-Unis : entre célébration historique et controverses diplomatiques
Charles III, Roi du Royaume-Uni

Le Charles III et la Camilla effectueront une visite d’État aux États-Unis à la fin du mois d’avril, a annoncé le palais de Buckingham Palace. Ce déplacement, le premier du souverain depuis son accession au trône en septembre 2022, vise à mettre en lumière les liens historiques et les relations bilatérales entre le Royaume-Uni et les États-Unis. Il s’inscrit dans le cadre des célébrations du 250e anniversaire de l’indépendance américaine.

Après cette étape, le couple royal se rendra aux Bermudes, marquant ainsi la première visite de Charles III dans un territoire d’outre-mer depuis le début de son règne. Londres et Washington, unis par plus de deux siècles d’histoire, entretiennent une « relation spéciale » fondée sur des coopérations diplomatiques, militaires et économiques étroites. Sous le règne de Elizabeth II, quatre visites d’État avaient été effectuées outre-Atlantique, dont une en 1976 pour le bicentenaire de l’indépendance et une autre en 1991, ponctuée d’une allocution historique devant le Congrès.

Charles III : une visite controversée dans un contexte international tendu

Cette visite intervient toutefois dans un climat international délicat, marqué par la guerre au Moyen-Orient et des tensions entre Washington et Londres. Le conflit, déclenché le 28 février par des frappes américano-israéliennes contre l’Iran, a des répercussions économiques à l’échelle mondiale.

Sur le plan politique, les relations se crispent également. L’ancien président Donald Trump a vivement critiqué le Premier ministre britannique Keir Starmer, l’accusant d’un soutien insuffisant aux États-Unis. « Ce n’est pas à Winston Churchill que nous avons affaire », a-t-il lancé, se disant « mécontent de Londres », notamment après le refus initial du Royaume-Uni de laisser les États-Unis utiliser ses bases militaires. De son côté, Keir Starmer a réaffirmé que la « relation spéciale » entre les deux pays restait pleinement active.

La visite royale suscite par ailleurs une opposition notable au Royaume-Uni. Selon un sondage YouGov, 49 % des Britanniques y seraient défavorables. Plusieurs responsables politiques, dont Ed Davey, dénoncent l’accueil réservé à Donald Trump, estimant qu’un tel honneur ne devrait pas être accordé à une personnalité jugée critique envers le pays. L’ancien président américain avait pourtant bénéficié d’un accueil fastueux lors de sa visite d’État au Royaume-Uni en septembre dernier, avec notamment une réception au château de Windsor Castle.

L'INFO EN CONTINU

Toute l'actualité

À LIRE ENSUITE

LES PLUS LUS