Le pape Léon XIV poursuit samedi la troisième étape de sa tournée africaine en Angola, pays lusophone qui n’a accédé à l’indépendance du Portugal qu’en 1975. Malgré ses importantes réserves pétrolières exploitées depuis des décennies, près d’un tiers de la population vit encore sous le seuil de pauvreté.
Avant son arrivée à Luanda, où il est attendu à 15 heures pour un premier discours devant les autorités, le souverain pontife américain conclura une visite de trois jours au Cameroun par une messe en plein air à l’aéroport de Yaoundé.
Léon XIV est le troisième pape à se rendre en Angola, après Jean-Paul II en 1992 et Benoît XVI en 2009. Ce déplacement s’inscrit dans la continuité des relations entre le Saint-Siège et ce pays d’Afrique australe, sorti en 2002 d’une longue guerre civile qui a suivi l’indépendance.
Léon XIV plus affirmé face aux enjeux politiques et sociaux
Élu en mai 2025, Léon XIV se distingue jusqu’ici par un style plus réservé que celui de son prédécesseur François. Toutefois, ces derniers jours, le chef de l’Église catholique a adopté une posture plus affirmée, peu après des critiques du président américain Donald Trump.
Son voyage en Afrique intervient dans un contexte d’affluence populaire importante. Accueilli avec ferveur au Cameroun, il devrait à nouveau rassembler de grandes foules en Angola jusqu’à son départ prévu mardi matin.
Selon un recensement de 2024, environ 44 % des Angolais, soit près de 15 millions de personnes, se déclarent catholiques dans ce pays encore marqué par les séquelles de la guerre civile et les défis économiques persistants.