À moins d’un mètre de sa maison, Vonjmalala voit une des roches instables, infiltrée par l’eau et pentue, menacer de se détacher. Sur les hauteurs du Rova d’Antananarivo, sa demeure, comme celles d’environ 1 500 foyers, est exposée aux glissements de terrain et à la chute de roches de plusieurs dizaines de tonnes. « Je suis très inquiète. Mais lorsque l’alerte sera donnée pour évacuer, nous n’aurons pas le choix », confie Vonjmalala.
Chaque année, ce type de phénomène interpelle les autorités locales. Pour mieux prévenir les accidents et faciliter les évacuations, le Bureau national de la gestion des risques et catastrophes (BNGRC) a renforcé son dispositif de sécurité.
Un dispositif pour prévenir les accidents à Antananarivo
Grâce à des drones de surveillance et des plans d’alerte coordonnés avec la préfecture, les autorités sont prêtes à intervenir dès les premiers signes de danger. « Un glissement de terrain peut survenir en 30 secondes, c’est mortel. C’est pour cette raison que nous avons renforcé le système d’alerte précoce. Dès que les sirènes retentissent, les autorités locales sous l’autorité des préfectures évacuent les populations concernées », explique Lalah Andriamirado, représentant du BNGRC.
Entre 2018 et 2019, les glissements de terrain dans les hauteurs d’Antananarivo ont causé une vingtaine de décès. Durant la saison cyclonique, de novembre à avril, pluies et vents violents augmentent le risque de chutes de roches et de glissements dans ces quartiers exposés.
Avec Affairage.ci