L’organisation panafricaine considère que l’élection présidentielle de décembre 2025 marque un retour à l’ordre constitutionnel, malgré un contexte politique toujours très encadré. Le Conseil paix et sécurité de l’UA, réuni à Addis-Abeba, a annoncé la levée des sanctions imposées au pays après le renversement du président Alpha Condé. Dans un communiqué, l’UA a salué la tenue du scrutin et précisé que la participation de la Guinée à ses activités était désormais rétablie.
Une élection en Guinée controversée et une situation politique fragile
Le général Mamadi Doumbouya, qui dirigeait le pays depuis le putsch de 2021, a été élu président avec 86,72 % des voix selon les résultats officiels. Sa candidature avait suscité de vives critiques, lui-même ayant promis que ni lui ni aucun membre du régime militaire ne se présenterait à la fin de la transition prévue sur quatre ans.
Malgré la levée des sanctions, la Guinée reste sous un régime autoritaire : plusieurs partis ont été suspendus, les manifestations interdites depuis 2022 et les libertés publiques sévèrement restreintes, selon les ONG. La situation guinéenne s’inscrit dans une série de suspensions décidées par l’UA à la suite de coups d’État, à l’instar du Mali, du Burkina Faso, de Madagascar ou de la Guinée-Bissau.