Le président du Faso a dirigé la réunion hebdomadaire du Conseil des ministres, au terme de laquelle le porte-parole du gouvernement, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, a indiqué que plusieurs rapports avaient été examinés et que des décisions majeures avaient été prises pour renforcer l’action de l’État et améliorer les conditions de vie des citoyens, conformément à la Révolution progressiste populaire (RPP).
Au Faso, une réforme pour l’unité nationale et la cohérence politique
Sous l’impulsion du ministère de l’Administration territoriale et de la Mobilité, un projet de loi a également été adopté pour abroger les textes encadrant le fonctionnement et le financement des partis politiques, ainsi que le statut du Chef de file de l’opposition.
Émile Zerbo, ministre d’État chargé de l’Administration territoriale et de la Mobilité, a expliqué que cette décision « fait suite à un diagnostic approfondi du système partisan, qui a révélé de nombreuses dérives dans l’application du cadre juridique des partis et formations politiques ». Selon le gouvernement, la prolifération des partis a fragilisé le tissu social et contribué à la division des citoyens.
Le décret précise que le patrimoine des partis dissous sera transféré à l’État. Quant aux projets de loi correspondants, « ils seront transmis à l’Assemblée législative de transition dans les meilleurs délais », a assuré le ministre Émile Zerbo, ouvrant la voie à une réorganisation du paysage politique et à une gouvernance plus cohérente.