Le retour de Paul Biya au Cameroun est annoncé comme imminent. Après plusieurs semaines passées à l’étranger, cette déclaration du gouvernement intervient dans un contexte marqué par de nombreuses interrogations sur l’absence prolongée du chef de l’État.
Le gouvernement du Cameroun écarte toute vacance du pouvoir
En déplacement hors du Cameroun depuis le 7 juin, Paul Biya a passé près de deux mois à l’étranger. Cette longue absence a alimenté les débats au sein de la classe politique et de la société civile.
Certains responsables de l’opposition ainsi que plusieurs acteurs de la société civile estiment que le Conseil constitutionnel devrait examiner la question d’une éventuelle vacance du pouvoir. Une interprétation que les autorités contestent fermement.
René Emmanuel Sadi rappelle les dispositions de la Constitution
Intervenant ce lundi 3 août, le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, René Emmanuel Sadi, a affirmé que la Constitution encadre clairement les situations pouvant conduire à une vacance du pouvoir.
Selon lui, seuls le décès du président ou un empêchement définitif permettent de déclencher cette procédure. Il a donc rejeté les demandes formulées par certains opposants.
« Le président est en vie… Il n’y a aucune vacance du pouvoir ! », a-t-il déclaré, réaffirmant que les conditions prévues par la Loi fondamentale ne sont pas réunies.
Un retour annoncé sans calendrier précis
Le porte-parole du gouvernement a également assuré que Paul Biya regagnera prochainement le Cameroun. En revanche, aucune date n’a été communiquée concernant son retour.
Cette annonce intervient alors que de nombreuses rumeurs circulent depuis plusieurs semaines sur l’état de santé du chef de l’État. En confirmant son retour prochain, l’exécutif cherche à apaiser les inquiétudes et à répondre aux spéculations qui entourent cette absence prolongée.
En attendant une annonce officielle sur la date de son arrivée, le débat politique autour de cette période d’absence continue d’animer la scène publique camerounaise. Le gouvernement maintient toutefois sa position : aucune disposition constitutionnelle ne permet de parler de vacance du pouvoir dans la situation actuelle.