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Ghana : la présidence bientôt accessible dès 35 ans ? Une vaste réforme constitutionnelle se prépare

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Le Ghana envisage d'abaisser à 35 ans l'âge minimum pour la présidentielle et d'instaurer un mandat de cinq ans. Les réformes suivront un long processus.
Ghana : la présidence bientôt accessible dès 35 ans ? Une vaste réforme constitutionnelle se prépare
John Dramani Mahama, président ghanéen

Le Ghana s’engage dans un important chantier institutionnel. Le gouvernement de John Dramani Mahama soutient plusieurs réformes constitutionnelles qui pourraient modifier les conditions d’accès à la présidence ainsi que la durée des mandats politiques. Ces changements devront toutefois franchir plusieurs étapes avant une éventuelle entrée en vigueur.

Un âge minimum abaissé pour élargir l’accès à la présidence au Ghana

Au Ghana, le gouvernement s’est prononcé en faveur d’une réduction de l’âge minimum requis pour briguer la magistrature suprême. Actuellement fixé à 40 ans, ce seuil serait ramené à 35 ans.

Cette décision a été présentée le 30 juillet 2026 par le procureur général et ministre de la Justice, Dominic Ayine. L’exécutif a ainsi retenu une approche plus prudente que celle proposée par la Commission de révision constitutionnelle, qui recommandait de fixer la limite à 30 ans.

Cette évolution pourrait permettre à davantage de citoyens de prétendre à la présidence, tout en conservant un seuil supérieur à celui initialement envisagé par les experts chargés de la réforme.

Un mandat présidentiel de cinq ans à l’étude

Parmi les autres changements soutenus par le gouvernement figure l’allongement du mandat présidentiel. Celui-ci passerait de quatre à cinq ans. Les députés exerceraient également un mandat de cinq ans afin de préserver la synchronisation des élections législatives et présidentielle.

Selon la Commission de révision constitutionnelle, un mandat de quatre ans laisse peu de temps aux gouvernements pour appliquer leurs programmes. Les premiers mois sont consacrés à la transition politique et à la formation de l’équipe gouvernementale, tandis que la dernière année est souvent dominée par les préparatifs électoraux.

En revanche, la limitation du nombre de mandats resterait inchangée. Aucune disposition n’est prévue pour autoriser un troisième mandat présidentiel.

Un processus encore long avant l’adoption des réformes

La Commission de révision constitutionnelle, présidée par le professeur Henry Kwasi Prempeh, avait été créée en janvier 2025 à l’initiative du président John Dramani Mahama. Après onze mois de consultations, son rapport final a été remis le 22 décembre 2025 avant d’être rendu public.

Le gouvernement souhaite également avancer l’élection présidentielle à la première semaine de novembre, contre décembre actuellement. Cette mesure offrirait davantage de temps entre le scrutin et l’investiture présidentielle prévue le 7 janvier.

Une nouvelle commission sera chargée de rédiger les projets de loi traduisant ces réformes. Les textes sont attendus pour octobre 2026 avant leur examen par les institutions compétentes.

La réforme concernant le mandat présidentiel devra ensuite être soumise à un référendum national en 2027. Son adoption nécessitera la participation d’au moins 40 % des électeurs inscrits, ainsi qu’une approbation de 75 % des suffrages exprimés.

Le projet suscite déjà des débats au Ghana. Les partisans du mandat de cinq ans estiment qu’il favoriserait la continuité de l’action publique. À l’inverse, ses détracteurs considèrent qu’il réduirait la capacité des électeurs à sanctionner plus rapidement un pouvoir jugé inefficace.

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