Au Burkina Faso, les autorités de la transition assurent avoir renforcé leur emprise sur le territoire national. À l’issue d’une évaluation des opérations de reconquête, organisée vendredi 24 juillet 2026, le ministre de la Guerre et de la Défense patriotique a indiqué que l’État contrôle désormais 74,53 % du pays, soit une progression de près d’un point par rapport à décembre 2025.
Cette hausse représente un gain de plus de 2 600 km², une superficie équivalente à environ quatre fois celle de Ouagadougou. Selon le général Célestin Simporé, cette avancée a permis le retour progressif des populations et de l’administration dans plusieurs zones auparavant sous la menace des groupes armés. Il a également assuré que ces territoires bénéficient désormais d’un ravitaillement plus régulier.
Une progression revendiquée par les autorités
S’agissant des quelque 25 % du territoire qui échappent encore au contrôle permanent de l’État, le ministre a affirmé qu’ils demeurent accessibles aux forces armées du Burkina Faso. « Nous pouvons aller partout et nous y allons », a-t-il déclaré à l’issue de la séance d’évaluation des contrats d’objectifs du premier semestre 2026.
Le général Simporé a par ailleurs salué les efforts consentis ces derniers mois pour renforcer les capacités opérationnelles des forces combattantes, évoquant notamment des améliorations en matière de logistique, d’équipements et de moyens militaires.
Au Burkina Faso, les groupes armés maintiennent la pression
Ces annonces interviennent toutefois dans un contexte sécuritaire toujours marqué par des attaques récurrentes de groupes armés terroristes, qui continuent de perturber la circulation des populations et les activités dans plusieurs régions.
Mardi, des hommes armés ont pris d’assaut le détachement militaire de Tawori, dans la province de la Tapoa, à l’est du pays. Selon plusieurs sources locales, la position militaire a été occupée puis pillée par les assaillants.
Le lendemain, la région du Sud-Ouest a également été visée par une série d’attaques contre plusieurs postes des Volontaires pour la défense de la Patrie (VDP), illustrant la persistance de l’insécurité malgré les avancées revendiquées par les autorités de transition.