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Tunisie : l’état de santé de Rached Ghannouchi se dégrade, ses avocats alertent sur une situation « critique »

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Hospitalisé après un malaise en prison, Rached Ghannouchi, chef du parti Ennahda condamné dans plusieurs affaires, voit son état de santé jugé « critique » par ses avocats.
Tunisie : l'état de santé de Rached Ghannouchi se dégrade, ses avocats alertent sur une situation « critique »
Le chef du parti islamiste Ennahdha, Rached Ghannouchi, lors d’une conférence de presse, le 6 octobre 2019 à Tunis. © AFP / Anis Mili

L’état de santé de Rached Ghannouchi inquiète ses proches et ses avocats. Le chef du parti islamiste Ennahda, incarcéré depuis 2023, aurait été transféré à l’hôpital Rabta à Tunis après s’être évanoui dans sa cellule, dans un contexte marqué par une forte vague de chaleur qui frappe le pays.

Ses avocats ont indiqué jeudi 23 juillet 2026 que son état était « critique », évoquant un important état d’épuisement. Selon son entourage, l’ancien président du Parlement tunisien serait hospitalisé depuis plusieurs jours, sans que sa famille ni ses défenseurs aient pu lui rendre visite ou obtenir des informations précises sur son état de santé.

Dans un communiqué publié jeudi, le parti Ennahda a alerté sur la dégradation de la situation médicale de son dirigeant et dénoncé les conditions de sa détention. Ses avocats ont également accusé les autorités de porter atteinte à ses droits fondamentaux en tant que détenu.

Rached Ghannouchi : plusieurs condamnations et des inquiétudes liées aux conditions carcérales

Âgé de 85 ans, Rached Ghannouchi purge plusieurs lourdes peines de prison prononcées dans différentes affaires. Il a notamment été condamné à 40 ans de réclusion dans le dossier du « complot contre la sûreté de l’État » et à la réclusion à perpétuité dans une autre affaire.

Son hospitalisation intervient alors que la Tunisie traverse une période de canicule exceptionnelle, accompagnée de nombreuses coupures d’eau et d’électricité depuis plusieurs jours. Selon l’Ordre des jeunes médecins, entre 150 et 200 personnes auraient perdu la vie en raison des fortes chaleurs.

Les conditions de détention des opposants politiques pendant cette période suscitent également des réactions. Mardi, Haïfa Chebbi, fille de l’opposant Ahmed Néjib Chebbi, lui aussi incarcéré et âgé de 81 ans, a dénoncé la situation des prisonniers confrontés aux températures extrêmes et appelé à ne pas oublier leur sort.

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