AFRIQUE

RDC : les attaques des ADF font plus de 20 morts dans le territoire de Beni

AFRIQUE
En RDC, plus de 20 personnes ont été tuées dans trois attaques attribuées aux ADF dans le territoire de Beni, au Nord-Kivu. Des habitants fuient vers la ville de Beni face à la recrudescence des violences.
RDC : les attaques des ADF font plus de 20 morts dans le territoire de Beni
Une unité des Forces armées de la République démocratique du Congo se tient debout lors d’une manifestation à Uvira, le 8 septembre 2025.

Le groupe armé des Forces démocratiques alliées (ADF), affilié à l’organisation État islamique, poursuit ses opérations meurtrières dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC). Plusieurs attaques distinctes ont été enregistrées ces derniers jours dans le territoire de Beni, dans la province du Nord-Kivu, faisant plus d’une vingtaine de morts selon un bilan encore provisoire.

La première attaque s’est déroulée dans la nuit du 12 au 13 juillet à Beni, où les autorités provinciales du Nord-Kivu sont désormais installées depuis la prise de Goma par le groupe politico-militaire AFC/M23. Des combattants présumés ADF ont ciblé les quartiers de Sayo et Matembo, dans la commune de Mulekera, à l’ouest de la ville.

Le bilan fait état de sept civils tués. Trois militaires des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ont également perdu la vie après être tombés dans une embuscade tendue par les assaillants.

En RDC, Mangina à son tour frappée, des habitants fuient vers Beni

Deux autres attaques ont ensuite visé la cité de Mangina, située au nord du territoire de Beni, à une trentaine de kilomètres de la ville de Beni, près de la frontière entre le Nord-Kivu et la province de l’Ituri.

Dans la nuit du 14 au 15 juillet, quatre civils ont été tués, selon des sources issues de la société civile locale. Une nouvelle incursion survenue jeudi dans la même zone a provoqué un bilan encore plus lourd : au moins dix civils ont été tués à l’arme blanche. Un responsable de la société civile évoque même onze victimes.

Les autorités et les équipes de secours poursuivent les opérations de recherche dans les zones touchées, ce qui pourrait faire évoluer le bilan. Face à la multiplication des attaques, plusieurs habitants ont commencé à quitter leurs villages pour rejoindre le centre-ville de Beni, considéré pour l’instant comme plus sûr.

Ces nouvelles violences ravivent les inquiétudes dans cette partie de l’est congolais, déjà fragilisée par l’activisme de nombreux groupes armés.

L'INFO EN CONTINU

Toute l'actualité

À LIRE ENSUITE

LES PLUS LUS