Aya Nakamura a ouvert, vendredi soir, le premier de ses trois concerts consécutifs au Stade de France, devenant la première artiste féminine francophone à réussir une telle série de représentations dans l’enceinte. Dès l’entame du spectacle, la chanteuse franco-malienne a marqué les esprits en répondant à une polémique ancienne par une mise en scène spectaculaire.
Après des images diffusées sur écran géant la montrant survolant Paris en hélicoptère, passant au-dessus de ses monuments emblématiques puis du Stade de France, une toile est apparue avec l’inscription : « Y’a pas moyen Aya. Ici c’est Paris, pas le marché de Bamako ». Dans la foulée, des flammes ont embrasé l’écran, laissant place à une scénographie où l’artiste, entourée de ses danseurs, évoluait au cœur d’un cercle de feu artificiel, sous les acclamations du public.
Aya Nakamura : une réponse à une polémique liée aux Jeux olympiques de Paris 2024
Cette mise en scène fait écho à une banderole déployée en mars 2024 par des militants du groupe identitaire Les Natifs, opposés à la participation de la chanteuse à la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques de Paris 2024. Le collectif avait notamment détourné le titre « Djadja » ainsi que les origines maliennes de l’artiste dans une publication sur les réseaux sociaux accompagnant la banderole.
L’affaire avait ensuite connu un volet judiciaire : en septembre 2025, dix militants identitaires ont été condamnés à des amendes pour « injure », avec des sanctions variant selon les cas, tandis que trois autres prévenus avaient été relaxés.