Le président de la République, Emmanuel Macron, a affirmé vendredi la nécessité de « défendre le pluralisme éditorial » en France, alors que le secteur du livre traverse une crise inédite. En cause : le départ du PDG des Éditions Grasset, Olivier Nora, que de nombreux auteurs attribuent à l’influence du groupe contrôlé par Vincent Bolloré.
En visite au Festival du Livre de Paris, le chef de l’État a insisté sur « la liberté des auteurs » et « le rôle de l’éditeur », saluant des maisons comme Gallimard et Grasset, qu’il appelle à « respecter » pour leur contribution au patrimoine littéraire. Il a également estimé qu’une clause de conscience pour les auteurs « mérite d’être réfléchie », sans se prononcer clairement.
Mélenchon soutient la prise de position de Macron et critique Bolloré
De son côté, Jean-Luc Mélenchon a salué l’intervention présidentielle, se disant « content » de voir Emmanuel Macron « intervenir à son tour contre l’opération Bolloré chez l’éditeur ». Le leader insoumis a également lié la question du pluralisme à l’échéance politique de 2027.
Dans ce contexte tendu, près de 170 écrivains ont annoncé refuser toute nouvelle publication chez Grasset, dénonçant une « atteinte inacceptable à l’indépendance éditoriale ». Cette mobilisation, rare dans un secteur habituellement discret, coïncide avec l’ouverture du salon parisien, qui réunit des centaines d’éditeurs et d’auteurs, malgré l’absence notable de plusieurs maisons du groupe Hachette Livre, propriété de Vincent Bolloré.