Au Pérou, les habitants sont appelés aux urnes ce dimanche 12 avril pour le premier tour de l’élection présidentielle, dans un contexte de profonde instabilité politique. En l’espace de dix ans, le pays a vu se succéder huit chefs d’État, au rythme de destitutions à répétition, nourrissant une forte attente de stabilité au sein de la population.
La campagne, particulièrement dense avec 35 candidats, n’a pourtant pas permis de dégager de favoris clairs. Les débats télévisés de la fin mars ont été dominés par les attaques personnelles, reléguant au second plan les propositions de fond. À la veille du scrutin, près d’un électeur sur cinq demeure indécis.
Une compétition ouverte dans la dernière ligne droite au Pérou
Longtemps en tête des sondages, le candidat d’extrême droite Rafael Lopez Aliaga a vu son avance s’effriter après les débats. Pour clore sa campagne, il a misé sur un événement mêlant concert et discours, appelant à transformer le pays en « puissance mondiale » en cinq ans.
Derrière lui, la concurrence s’intensifie. L’humoriste et candidat populiste de droite Carlos Alvarez gagne du terrain, porté par des sondages favorables qui le placent en position d’accéder au second tour. À gauche, Roberto Sanchez tente également de mobiliser, concluant sa campagne à Lima avec une arrivée remarquée à cheval, largement relayée sur les réseaux sociaux. Il a notamment promis de redonner du pouvoir aux régions et aux communautés.
À l’approche du vote, tous les candidats misent sur une dernière mobilisation pour convaincre les indécis et espérer se qualifier pour le second tour, prévu en juin.