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Tunisie : l’avocat Ahmed Souab libéré après une réduction de peine en appel

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Condamné à cinq ans de prison pour avoir dénoncé des pressions sur la justice, l’avocat tunisien Ahmed Souab a été libéré après une réduction de peine en appel, suscitant l’émotion de ses proches.
Tunisie : l’avocat Ahmed Souab libéré après une réduction de peine en appel
L’avocat tunisien Ahmed Souab

En Tunisie, l’avocat Ahmed Souab a été libéré ce lundi, à la faveur d’une réduction de peine en appel. Incarcéré en avril 2025 puis condamné en octobre à cinq ans de prison, il avait été reconnu coupable après avoir dénoncé des pressions politiques exercées sur la justice lors du verdict du méga-procès de l’affaire dite de « complot contre l’État ».

Sa remise en liberté a surpris ses proches, mobilisés depuis des mois pour obtenir sa libération. À sa sortie de la prison de Monarguia, à Tunis, l’avocat de 69 ans est apparu affaibli, mais souriant, le poing levé. « Il a des problèmes de toux asthmatique et il est très fatigué, mais il a le moral », a confié son frère, Mongi Souab, en fin de soirée.

Une figure de l’opposition tunisienne face à la justice

Ancien juge administratif devenu avocat, Ahmed Souab s’est imposé ces dernières années comme l’une des figures critiques du président tunisien, Kaïs Saïed. Son incarcération faisait suite à un geste symbolique : mimant un couteau sous la gorge, il avait voulu illustrer, selon ses mots, une justice placée sous pression dans le traitement des procès politiques.

Ce geste et son franc-parler lui ont valu dix chefs d’accusation, dont plusieurs fondés sur la loi antiterroriste. Son procès, en octobre dernier, n’avait duré que quelques minutes. Refusant de comparaître en visioconférence, comme l’exigeait la justice, il avait été condamné à cinq ans de prison pour menace liée à un crime terroriste.

En appel, cette peine a été réduite à dix mois d’emprisonnement. Une autre accusation, portant sur la mise en danger de personnes par divulgation d’informations, a été maintenue, assortie toutefois d’une peine de deux ans de prison avec sursis.

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