Le tambour, long de quatre mètres et pesant 430 kg, servait à transmettre des messages rituels et à alerter les villageois lors des opérations de recrutement ou d’enrôlement militaire. Pour la Côte d’Ivoire, il dépasse sa fonction d’instrument : « Il porte toute la mémoire d’un peuple et est un catalyseur de notre culture », a déclaré Paulin Claude Danho, vice-gouverneur d’Abidjan.
Lors de la cérémonie au musée du quai Branly-Jacques Chirac, la ministre ivoirienne de la Culture a salué ce retour après 110 ans d’absence : « La Côte d’Ivoire entière est prête à l’accueillir. Il va enfin retrouver sa terre ». Une cérémonie nationale à Abidjan est prévue pour célébrer son arrivée.
Un premier pas vers la restitution de 148 œuvres, dont le tambour
Le Djidji Ayôkwé est le premier objet d’une liste de 148 œuvres dont la Côte d’Ivoire réclame la restitution. Le processus de restitution engagé par la France a déjà permis le retour des 26 trésors d’Abomey au Bénin et du sabre d’El Hadj Omar au Sénégal. Face aux demandes croissantes, le Sénat a adopté une loi-cadre le 29 janvier pour faciliter la sortie de biens coloniaux, prochainement examinée par l’Assemblée nationale.