Les tirs, dont l’origine exacte n’était pas immédiatement connue, se sont produits dans une zone hautement stratégique de Niamey. L’aéroport, situé à une dizaine de kilomètres du palais présidentiel, abrite plusieurs infrastructures militaires sensibles, notamment une base de l’armée de l’air, une base de drones récemment opérationnelle ainsi que le quartier général de la force conjointe du Niger, du Burkina Faso et du Mali engagée dans la lutte contre les groupes jihadistes.
Une nuit d’angoisse pour les populations riveraines de Niamey
Des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux montrent des traînées lumineuses dans le ciel nocturne, laissant penser à l’activation de systèmes de défense anti-aérienne, possiblement en réaction à des drones. D’autres images non authentifiées font état d’incendies et de véhicules calcinés à proximité de la zone concernée. Des sirènes de sapeurs-pompiers ont également été entendues se diriger vers l’aéroport.
Les habitants des quartiers voisins sont restés éveillés une grande partie de la nuit. « Nous avons eu peur. Mais vers 2 heures du matin, nous n’entendions plus de tirs. Nous avons alors supposé que l’armée avait repris le contrôle de la situation », témoigne Lamine, étudiant à l’université Abdou Moumouni de Niamey.
Dans un contexte marqué par l’instabilité sécuritaire et la présence de groupes jihadistes dans plusieurs régions du pays, ces événements ravivent les inquiétudes dans la capitale, dirigée depuis juillet 2023 par un régime militaire issu du renversement du président élu Mohamed Bazoum.