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Japon : dissolution du Parlement et législatives anticipées

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La chambre basse du Parlement japonais a été officiellement dissoute vendredi à l’initiative de la Première ministre Sanae Takaichi, ouvrant la voie à des élections législatives anticipées le 8 février. La décision a été formalisée par la lecture solennelle d’un message dans l’hémicycle, sous les cris traditionnels de « Banzai ! » des députés.
Japon : dissolution du Parlement et législatives anticipées
Sanae Takaichi, Première ministre du Japon

Première femme à diriger le gouvernement japonais, Mme Takaichi espère capitaliser sur sa popularité pour renforcer la majorité fragile de la coalition au pouvoir, dominée par le Parti libéral-démocrate. Elle mise sur de bons sondages pour consolider son leadership et obtenir un mandat politique renforcé.

Inflation au cœur de la campagne

Le scrutin s’annonce dominé par les enjeux économiques. Après des décennies de déflation, le Japon fait face depuis plus de trois ans à une hausse marquée du coût de la vie, alimentée par la faiblesse du yen et la flambée des prix des produits importés. Si l’inflation (hors produits frais) a légèrement ralenti en décembre à 2,4 %, les prix alimentaires continuent de progresser fortement, notamment celui du riz, devenu un symbole de la crise du pouvoir d’achat.

Pour répondre au mécontentement social, la cheffe du gouvernement a lancé un plan de relance massif de 117 milliards d’euros et promis une exonération temporaire de la taxe sur la consommation pour les produits alimentaires. L’opposition défend des mesures similaires, tout en réclamant des réformes sociales plus larges.

Dette, marchés et bataille politique

La stratégie budgétaire expansionniste du gouvernement suscite toutefois de fortes inquiétudes. La dette publique japonaise, déjà parmi les plus élevées au monde, pourrait dépasser 230 % du PIB en 2025. Les marchés obligataires ont récemment réagi par une hausse marquée des rendements, signe d’une méfiance croissante des investisseurs face aux risques de dérives budgétaires.

Sur le plan politique, l’opposition tente de s’unifier à travers une alliance centriste, mais les analystes estiment que ses chances de victoire restent limitées. L’issue du scrutin dépendra largement de la mobilisation électorale, notamment chez les jeunes et les classes d’âge intermédiaires, un électorat où le gouvernement bénéficie pour l’instant d’un fort soutien.

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