Parmi les personnalités désignées figurent le secrétaire d’État Marco Rubio, chargé de piloter l’axe diplomatique du projet, et l’ancien Premier ministre britannique Tony Blair, dont l’expérience passée comme émissaire du Quartette pour le Moyen-Orient est mise en avant par Washington. Le Conseil rassemble également plusieurs figures proches de l’administration américaine, issues des milieux politiques, économiques et financiers, appelées à intervenir sur les volets sécuritaires, institutionnels et économiques.
Selon la présidence américaine, cette structure doit coordonner les efforts internationaux en lien avec un comité administratif local chargé de la gestion quotidienne de Gaza. L’objectif affiché est d’assurer une administration transitoire « efficace et responsable », tout en posant les bases d’une reconstruction rapide des infrastructures civiles et d’un redémarrage économique sous supervision internationale. La Maison-Blanche insiste sur la nécessité d’un cadre « pragmatique et non idéologique » pour éviter un retour au chaos institutionnel.
Le Conseil de la paix s’inscrit dans un plan plus large présenté par Donald Trump comme une feuille de route globale pour mettre fin durablement au conflit. Washington entend notamment conditionner l’aide internationale à des engagements précis en matière de sécurité et de gouvernance, tout en mobilisant des investissements privés pour financer la reconstruction du territoire.
Réactions prudentes et premières critiques internationales pour le Conseil de la paix
L’annonce de la composition du Conseil a suscité des réactions contrastées sur la scène internationale. Plusieurs chancelleries occidentales ont salué une initiative visant à structurer l’après-guerre, tout en appelant à une coordination étroite avec les Nations unies et les acteurs régionaux. À Bruxelles, des responsables européens ont souligné l’importance d’« une solution inclusive », rappelant que toute démarche durable devra associer les représentants palestiniens légitimes.
Du côté du Moyen-Orient, certaines voix se montrent plus réservées. Des responsables palestiniens ont exprimé leur inquiétude face à un dispositif perçu comme largement piloté par Washington, sans représentation directe palestinienne au plus haut niveau décisionnel. Dans plusieurs capitales arabes, des diplomates évoquent la nécessité de garanties claires sur le respect du droit international et sur l’avenir politique du territoire.
Des organisations internationales et des ONG humanitaires interrogent également la place accordée aux acteurs civils locaux dans ce nouveau schéma. Elles appellent à ce que la reconstruction ne se limite pas aux infrastructures, mais inclue la restauration des services essentiels, la protection des populations et la mise en place d’institutions crédibles.
À Washington, l’administration Trump assume une approche volontariste. Selon la Maison-Blanche, le Conseil de la paix pour Gaza a vocation à devenir « l’outil central » de la stratégie américaine dans la région, avec l’ambition affichée de transformer un cessez-le-feu fragile en un processus politique durable.