Une nomination saluée par Niamey
La désignation de Voropaev avait été qualifiée par les autorités nigériennes de « manifestation de la volonté de renforcer les relations » avec la Russie, « dans une dynamique fondée sur le respect mutuel, la souveraineté et les intérêts partagés ».
De son côté, la junte nigérienne avait nommé le général Abdou Sidikou Issa, alors chef d’état-major des armées au moment du putsch, comme premier ambassadeur résident du Niger à Moscou à partir de 2024.
Uranium et coopération nucléaire
À l’été 2025, le ministre russe de l’Énergie, Sergueï Tsiviliov, a exprimé l’intérêt de Moscou pour l’exploitation de l’uranium nigérien. Le groupe russe Rosatom et Niamey ont signé un mémorandum sur la coopération dans le nucléaire civil.
L’uranium, longtemps exploité par le groupe français Orano (ex-Areva), reste un enjeu central de la politique de souveraineté revendiquée par la junte. En juin 2025, le régime militaire a nationalisé le site de la Somaïr, filiale d’Orano à Arlit, avant d’annoncer quelques semaines plus tard son intention de vendre l’uranium sur le marché international.
Trafic d’uranium sous surveillance
Selon l’AFP, des images satellites ont montré l’arrivée de 34 camions dans une zone de l’aéroport de Niamey entre le 3 et le 5 décembre. Si leur contenu n’a pas été confirmé officiellement, plusieurs sources, dont Wamaps, un groupe de journalistes ouest-africains spécialisé dans la sécurité au Sahel, affirment qu’il s’agirait des 1 000 tonnes d’uranium expédiées depuis Arlit fin novembre.