Une décision contestée dès le départ
Tout a commencé avec la désignation initiale de l’arbitre central. La CAF avait choisi l’Égyptien Amin Omar pour officier cette rencontre, un choix immédiatement contesté par la Fédération marocaine de football (FRMF). La plainte marocaine portait sur le caractère tardif de la nomination, mais surtout sur le profil de l’arbitre, jugé inadapté pour garantir le bon déroulement du match.
Un changement à la dernière minute
Face à la contestation, la CAF a finalement donné raison au Maroc. Amin Omar a été remplacé par le Mauritanien Dahane Beida. Cette décision, annoncée à la veille du match, n’a pas été communiquée officiellement à la Fédération Camerounaise de Football (FECAFOOT), qui a appris la nouvelle via les réseaux sociaux. Une méthode jugée inacceptable par les responsables camerounais.
La polémique VAR s’amplifie
La controverse ne s’est pas limitée à l’arbitre central. Pour la cinquième fois consécutive depuis le début de la CAN, le même assesseur VAR, le Congolais René Daniel Louzaya, a été désigné pour un match impliquant le Maroc. Cette répétition inhabituelle à ce stade de la compétition a suscité l’attention et l’inquiétude des observateurs et des dirigeants africains.
Les tensions politiques influencent les choix
La situation s’est encore compliquée avec l’abandon d’un arbitre algérien pour compléter l’équipe VAR, une option jugée inappropriée par la FRMF en raison des tensions persistantes entre le Maroc et l’Algérie. La CAF a renoncé à cette désignation, donnant l’impression de décisions prises sous pression et modifiées à la dernière minute.
Réactions des fédérations africaines
Ces changements successifs ont provoqué une vive réaction au Cameroun. Le président de la FECAFOOT, Samuel Eto’o, a dénoncé le fait que sa fédération ait été mise devant le fait accompli. L’indignation a également été partagée par le président de la Fédération nigériane de football, Ibrahim Musa Gusau, qui estime que la situation porte atteinte à la crédibilité de l’arbitrage continental.