Un début de rencontre sous haute tension
Dès les premières minutes, le ton est donné pour cette 2e journée de la CAN 2025. Les Bafana Bafana se montrent entreprenants et se procurent la première situation dangereuse sur un centre bien repris, mais capté sans difficulté par Mohamed El Shenawy, déjà vigilant. La réponse égyptienne ne tarde pas. Très remuant, Mohamed Marmoush tente un numéro en solitaire et oblige la défense sud-africaine à intervenir avec autorité pour stopper son élan.
Après ce début rythmé, la rencontre s’équilibre et s’enlise par moments. Les duels se multiplient au milieu de terrain, le jeu se durcit et les occasions se font plus rares. Il faut attendre un coup franc obtenu après une faute sur Marmoush pour revoir les Pharaons aux abords de la surface adverse, sans toutefois parvenir à concrétiser cette opportunité.
Salah libère les Pharaons, l’Égypte se complique la tâche
Au fil des minutes, la nervosité gagne les deux camps. Les fautes s’accumulent, les cartons jaunes tombent et le public se fait entendre dans les tribunes d’Agadir. Le tournant du match intervient après un contact dans la surface sud-africaine. Mohamed Salah reste au sol, se plaignant d’un coup à la tête. Après consultation de la VAR, l’arbitre finit par désigner le point de penalty, une décision vivement contestée par les joueurs sud-africains.
Le capitaine égyptien ne se fait pas prier et transforme la sanction avec sang-froid, ouvrant le score dans un match jusque-là très fermé. Mais cette joie est de courte durée. Juste avant la pause, Mohamed Hany écope d’un second carton jaune, laissant ses coéquipiers à dix pour toute la seconde période. Un coup dur pour l’Égypte, désormais condamnée à défendre son avantage face à une équipe sud-africaine renforcée par sa supériorité numérique.
El Shenawy, dernier rempart infranchissable
Au retour des vestiaires, l’initiative est clairement sud-africaine. Conscient du danger, le sélectionneur égyptien Hossam Hassan réorganise son équipe, densifie le milieu de terrain et accepte de subir. Les Bafana Bafana multiplient alors les centres, les frappes lointaines et les phases de pression continue.
Dans ce contexte, Mohamed El Shenawy réalise une prestation de très haut niveau. Le gardien des Pharaons enchaîne les arrêts décisifs, repousse des frappes dangereuses et rassure sa défense dans les moments les plus chauds. À plusieurs reprises, il détourne le ballon du bout des doigts ou s’impose dans les airs sur corner, écoeurant les attaquants sud-africains.
L’Égypte tente malgré tout quelques contres pour desserrer l’étau, mais sans réussir à faire le break. De son côté, l’Afrique du Sud pousse jusqu’au bout, croyant obtenir un penalty dans les dernières minutes après une nouvelle situation litigieuse dans la surface. Là encore, la VAR est sollicitée, mais l’arbitre maintient sa décision et refuse de siffler.
Une qualification acquise au mental
Dans un temps additionnel interminable, les Bafana Bafana jettent leurs dernières forces dans la bataille. El Shenawy se montre une ultime fois décisif, repoussant les derniers espoirs sud-africains. Au coup de sifflet final, les joueurs égyptiens laissent éclater leur joie, conscients d’avoir remporté bien plus qu’un simple match.
Grâce à cette victoire, l’Égypte valide sa place en huitièmes de finale et confirme son statut de sérieux prétendant dans cette CAN 2025. Une qualification obtenue dans la souffrance, mais révélatrice de la solidité mentale et de l’expérience des Pharaons, capables de résister, même réduits à dix, face à une équipe sud-africaine joueuse et déterminée.
Avec Sport Plus inter