Selon Londres, l’attaque a visé un site souterrain situé dans une zone montagneuse au nord de l’ancienne cité de Palmyre, au centre de la Syrie. Les autorités britanniques estiment que cette installation était utilisée par le groupe jihadiste pour entreposer des armes et des explosifs, dans une région désertique où ses combattants restent actifs.
Une opération ciblée dans le désert syrien
D’après le communiqué officiel, des avions britanniques ont engagé des bombes guidées de type Paveway IV afin de détruire plusieurs accès souterrains menant à l’installation. Les premières évaluations indiquent que la cible a été atteinte, même si une analyse plus complète est encore en cours. Le ministère n’a pas donné de détails précis sur la nature de l’intervention française, se limitant à confirmer la coordination entre les deux pays.
Les autorités assurent par ailleurs qu’aucun élément ne laisse penser que cette frappe ait mis des civils en danger. Tous les appareils engagés dans l’opération sont rentrés à leur base sans incident, selon la même source.
Londres assume un message politique et militaire
Dans le communiqué, le ministre britannique de la Défense John Healey a salué une action qui, selon lui, illustre la volonté de son pays de rester pleinement engagé aux côtés de ses alliés. Il a insisté sur la nécessité d’empêcher toute reconstitution de l’État islamique et de combattre durablement son idéologie violente dans la région.
Cette frappe conjointe s’inscrit dans la continuité des opérations menées depuis plusieurs années par la coalition internationale, alors que l’organisation jihadiste, bien que privée de son “califat”, conserve des cellules actives dans les zones désertiques syriennes.
Une menace toujours présente malgré la défaite territoriale
Pendant la guerre en Syrie, déclenchée en 2011 après des manifestations en faveur de réformes démocratiques, l’État islamique avait pris le contrôle de vastes territoires, notamment autour de Palmyre. Le groupe avait finalement été défait militairement en 2019 par la coalition internationale, perdant l’essentiel de ses positions.
Depuis, ses combattants se sont repliés dans des régions difficiles d’accès, où ils continuent de mener des attaques ponctuelles contre les forces locales et leurs alliés. Fin décembre, les États-Unis avaient d’ailleurs annoncé avoir frappé plusieurs bastions du groupe en Syrie, une opération qui aurait coûté la vie à au moins cinq jihadistes selon une organisation non gouvernementale.
Avec Affairage.ci