Selon plusieurs sources, l’Iran pourrait prochainement acquérir auprès de la Chine des missiles antinavires supersoniques parmi les plus performants au monde. Ce potentiel transfert d’armes inquiète déjà Washington, alors que les tensions s’accroissent dans la région et que la balance militaire au Moyen-Orient pourrait être bouleversée.
Téhéran et Pékin seraient en négociations avancées pour la livraison de missiles CM-302. Ces engins, capables de voler à très basse altitude et à grande vitesse pour échapper aux systèmes de défense, ont une portée d’environ 290 kilomètres et pourraient directement menacer les navires américains présents dans le Golfe, y compris les porte-avions.
Un tournant stratégique pour l’Iran et un défi pour les États-Unis
Les discussions entre les deux pays ont débuté il y a au moins deux ans, mais se sont accélérées après le conflit de l’an dernier entre Israël et l’Iran, qui a fragilisé certaines capacités militaires iraniennes. Pour Téhéran, ces missiles constitueraient un saut technologique majeur et un outil de dissuasion dans une zone clé pour le commerce mondial du pétrole.
Officiellement, Pékin nie avoir connaissance d’un tel accord et n’a pas fait de commentaire public. La Chine continue cependant de s’opposer à la réimposition de sanctions contre l’Iran et défend sa souveraineté, tout en protégeant ses intérêts énergétiques dans la région.
Si la transaction se concrétise, elle marquerait un rapprochement stratégique inédit entre Pékin et Téhéran, et enverrait un message clair dans la rivalité croissante entre la Chine et les États-Unis au Moyen-Orient.