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Violences sexuelles sur mineurs : le gouvernement met en avant la hausse des plaintes et défend le traitement des enquêtes

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Auditionné au Sénat, le ministre de l’Intérieur a évoqué une multiplication des plaintes pour violences sexuelles sur mineurs depuis 2017 et défendu le dispositif de prise en charge et le traitement des enquêtes, notamment dans l’affaire Lyhanna.
Violences sexuelles sur mineurs : le gouvernement met en avant la hausse des plaintes et défend le traitement des enquêtes
Gérald Darmanin, ministre de la Justice de France

Devant la commission des Lois du Sénat, le ministre de l’Intérieur, auditionné aux côtés de Gérald Darmanin, a mis en avant une forte augmentation des signalements liés aux violences sexuelles sur mineurs. Il a indiqué que, depuis 2017, « les plaintes pour atteintes sexuelles sur les mineurs avaient été multipliées par deux fois et demie ». En 2025, ces faits représenteraient 58 % de l’ensemble des atteintes sexuelles enregistrées.

Le ministre a également souligné le renforcement progressif des dispositifs de prise en charge, avec « un peu moins de 400 salles Mélanie » dédiées à l’audition des enfants, ainsi que des possibilités d’écoute en unités pédiatriques pour mineurs en danger. Il a par ailleurs insisté sur la formation des forces de l’ordre, affirmant qu’environ 20 000 policiers et gendarmes sont désormais formés au recueil de la parole des enfants.

Violences sexuelles sur mineurs : défense de la procédure et tensions autour du suivi judiciaire

Évoquant le traitement d’une plainte pour viol déposée en août 2025 dans l’affaire liée au meurtre de la petite Lyhanna, le ministre a défendu l’action des services en Haute-Garonne, assurant que les premières étapes de l’enquête avaient été correctement menées, avec notamment une audition de la victime durant quatre heures et des investigations psychologiques.

Laurent Nunez a rappelé que le suivi des dossiers relevait des parquets, chargés de donner les instructions aux services enquêteurs. Il a toutefois défendu les capacités des unités locales, estimant ne pas vouloir « laisser à penser qu’une brigade territoriale ne sait pas gérer un dossier de violences sexuelles faites aux mineurs ». Interrogé sur des accusations visant des gendarmes, il a indiqué que ses services vérifiaient les appels afin d’en établir les circonstances.

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