De lourdes accusations de corruption
Ministre entre 2010 et 2015, Diezani Alison-Madueke fait face à six chefs d’inculpation liés à des faits présumés de corruption durant son mandat. Il lui est reproché d’avoir accepté des avantages financiers provenant d’individus liés aux groupes Atlantic Energy et SPOG Petrochemical.
L’acte d’accusation évoque notamment plus de 100 000 livres sterling en espèces, des véhicules avec chauffeur, des voyages en avions privés, le paiement des frais de scolarité de son fils, ainsi que l’usage de résidences de luxe à Londres, incluant services, rénovations et achats dans des enseignes prestigieuses.
Une affaire aux ramifications internationales
Déjà visée par plusieurs enquêtes pour blanchiment d’argent et corruption aux États-Unis et en Italie, l’ancienne responsable politique est également poursuivie au Nigeria par la Commission des crimes économiques et financiers (EFCC) pour détournement présumé de fonds publics.
En 2023, l’Agence britannique de lutte contre la criminalité (NCA) affirmait qu’elle aurait perçu des pots-de-vin estimés à plusieurs millions de livres. Libérée sous caution depuis son arrestation à Londres fin 2015, Diezani Alison-Madueke a comparu lundi devant la Southwark Crown Court. Le procès, qui concerne aussi deux autres prévenus, devrait s’étendre sur une durée de 10 à 12 semaines.