« Je souhaite de tout cœur qu’elle puisse porter nos couleurs à l’élection présidentielle », a-t-il déclaré. Selon lui, empêcher sa candidature sur la base d’un litige administratif avec le Parlement européen serait incompréhensible pour une partie des Français. Il assure qu’il n’y a eu « ni emploi fictif, ni enrichissement personnel » dans cette affaire et que Marine Le Pen « n’a rien à se reprocher ».
Des réquisitions décisives attendues ce mardi
Les réquisitions de la justice dans le procès visant la cheffe des députés RN sont attendues ce mardi en appel. Elles pourraient confirmer la condamnation prononcée en première instance et, le cas échéant, empêcher Marine Le Pen de se présenter à l’élection présidentielle de 2027.
La journée s’ouvrira par les plaidoiries des deux avocats du Parlement européen, partie civile dans ce dossier, pour une durée estimée à environ deux heures. Le préjudice financier avait été évalué à 3,2 millions d’euros par le tribunal, somme que le Rassemblement national a indiqué avoir réglée, en y ajoutant 200.000 euros au titre du préjudice moral et 80.000 euros de frais d’avocats.
Le risque d’une inéligibilité confirmé en appel
Les réquisitions des avocats généraux, attendues aux alentours de 13h30, constituent un moment clé de la procédure. Rien ne garantit qu’ils demanderont une peine d’inéligibilité, ni son exécution provisoire. En première instance, le parquet ne l’avait pas réclamée, mais le tribunal l’avait néanmoins prononcée, provoquant de vives réactions en France et à l’international.
Lors du jugement rendu le 31 mars 2025, Marine Le Pen avait été condamnée à quatre ans de prison, dont deux avec sursis, à une amende de 100.000 euros et à une peine d’inéligibilité de cinq ans avec exécution provisoire. Si cette sanction était confirmée, elle l’empêcherait de concourir à l’élection présidentielle de 2027.