Le Kremlin a précisé que cette première réunion d’un groupe de travail trilatéral sur la sécurité se tiendrait « dès aujourd’hui » à Abou Dhabi. Iouri Ouchakov, conseiller diplomatique du Kremlin, a réaffirmé la position de Moscou : sans solution sur la question territoriale, « il n’y a aucun espoir de parvenir à un règlement à long terme ». Cette ligne a été confirmée par le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov, avant les pourparlers : « Sans règlement de la question territoriale, il est inutile d’espérer un accord durable. »
Une réunion à Abou Dhabi sous tension diplomatique avec l’Ukraine
À Abou Dhabi, la délégation russe est conduite par Igor Kostyukov, chef d’état-major adjoint et responsable du renseignement militaire russe, sanctionné par les États-Unis et l’Union européenne pour son rôle dans des ingérences électorales et l’affaire Novitchok. L’Ukraine y sera représentée par plusieurs hauts responsables, dont le secrétaire du Conseil de sécurité Roustem Oumerov, le chef de cabinet Kyrylo Boudanov et le général Andriï Gnatov.
Les précédents pourparlers entre Moscou et Kiev, en 2022 et 2025, n’avaient permis que des échanges de prisonniers, sans résoudre le conflit. La Russie exige le retrait des troupes ukrainiennes du Donbass et un engagement de Kiev à ne pas rejoindre l’Otan, intensifiant ses frappes sur le réseau énergétique ukrainien. Face à cette situation, Zelensky a critiqué l’Europe à Davos, la qualifiant de « fragmentée » et manquant de « volonté politique », rappelant que la sécurité de l’Ukraine reste dépendante du soutien américain.